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Georges

Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connait à peine
Qu'un destin différent entraine
Et qu'on ne retrouve jamais


A celle qu'on voit apparaitre
Une seconde, à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanouit


A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraitre court le chemin
Qu'on est seul peut-etre à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré la main


A celles qui sont deja prises
Et qui vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutiles folies
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant


Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin


Mais si l'on a manqué sa vie
On songe, avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
A ces baisers qu'on osa pas prendre
Aux coeus qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on a jamais revus


Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes les belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 18:56

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